En train de nuit de Prague à Košice
Avec le Regiojet, un opérateur privé, de la Tchéquie à la Slovaquie : découvre ce qu'il a à offrir et ce qui t'attend pendant le voyage.
Košice ? Cette ville à l'extrême est de la Slovaquie ne figure probablement pas en tête de liste des destinations de voyage pour beaucoup de monde. À tort ! Que ce soit comme point de départ pour une excursion dans les Hautes Tatras ou pour explorer sa vieille ville en grande partie piétonne, Košice vaut vraiment le détour.
Košice est particulièrement facile d'accès en train de nuit. Lors de mes voyages précédents, j'avais toujours pris les chemins de fer tchèques ou slovaques, qui proposent différentes liaisons depuis Prague et Bratislava. Cette fois, j'ai voulu essayer une autre option : Regiojet. Avec ses trains et ses bus jaunes, cette compagnie privée relie Prague à de nombreuses destinations européennes. Le concept : un confort solide à un prix abordable.
Le coup d'envoi à Prague
Mon voyage commence à Berlin. Et avec style : pendant le trajet en Eurocity à travers la pittoresque vallée de l'Elbe, je me laisse chouchouter dans la voiture-restaurant avant d'arriver à Prague le soir. Je dépose mes bagages en toute sécurité à la consigne et je fais une petite balade en ville. Si tu préfères rester près de la gare, tu peux t'installer confortablement dans le petit salon de Regiojet.

De retour à la gare centrale, une foule s'est déjà rassemblée devant le tableau d'affichage. En Tchéquie et en Slovaquie, la voie n'est annoncée que peu de temps avant le départ. Notre train de nuit pour Košice finit par arriver sur l'un des quais extérieurs un peu sombres, à côté du hall principal.

En plus des voitures à places assises de différents niveaux de confort – du simple siège en rangée au compartiment Business – le Regiojet propose aussi des « voitures-lits ». En y regardant de plus près, on reconnaît des voitures-couchettes classiques provenant d'anciens stocks de la Deutsche Bahn. J'ai réservé un compartiment privé, qui est disponible à partir de 60 euros si on s'y prend un peu à l'avance. J'ai payé 120 euros quelques jours avant le départ, ce qui reste une très bonne affaire par rapport à d'autres trains de nuit en Europe.
Un confort solide
Les voitures ne sont certes plus de la première jeunesse, mais Regiojet s'efforce d'en tirer le meilleur : les couchettes sont déjà faites à l'embarquement, et le personnel de bord est sympathique et dévoué.

Pour moi qui voyage seul, le compartiment est presque luxueusement grand. D'un côté, les trois couchettes sont dépliées et préparées pour la nuit avec draps, couverture et oreiller. Je peux donc choisir ma place préférée. Conseil : la couchette du haut est un peu plus courte. Si tu mesures plus de 1,80 m, tu dormiras mieux en bas ou au milieu.

De l'autre côté, les deux couchettes supérieures sont repliées, créant ainsi une banquette confortable en bas. Les bagages trouvent facilement leur place au-dessus de la porte ou sous les couchettes. Deux prises près de la fenêtre sont censées fournir de l'électricité, mais dans mon compartiment, elles étaient malheureusement hors service. Le Wi-Fi, en revanche, fonctionnait parfaitement.
À travers la nuit
Peu après le départ, l'agent de bord apporte une bouteille d'eau et un jus d'orange. Si tu le souhaites, tu peux commander quelque chose à manger ou un dernier verre pour quelques euros. D'ailleurs, les billets ne sont pas contrôlés : si le compartiment est occupé comme prévu par la réservation, ils partent du principe que tout est en ordre.

Comme le trajet d'environ huit heures est relativement court, je me prépare rapidement pour la nuit. Au bout de la voiture, il y a des toilettes et un cabinet de toilette séparé, tous deux d'une propreté impeccable et joliment décorés avec des fleurs et des bâtonnets parfumés. Dans le compartiment, je tire le rideau de la porte et la verrouille avec la chaînette. Malheureusement, elle ne se ferme pas à clé de l'extérieur – si tu voyages seul, mieux vaut emporter tes objets de valeur avec toi pour aller aux toilettes.


Le silence est de rigueur entre minuit et cinq heures et demie. Si tu as encore besoin de quelque chose, il faut donc le demander à temps. Pour un train de nuit, le Regiojet s'arrête assez souvent en cours de route, ce qui me réveille brièvement plusieurs fois. Le voyage est aussi globalement un peu plus cahoteux que dans les trains plus modernes. Malgré tout, je dors étonnamment bien.

Arrivée à Košice
Au petit matin, je me réveille quelque part en Slovaquie orientale. Les Hautes Tatras ont défilé pendant la nuit, il était trop tôt pour apercevoir les sommets. Peu après, le contrôleur apporte un gobelet de café instantané et un croissant – pas un petit-déjeuner copieux, mais c'est une gentille attention.
Sur les derniers kilomètres, nous suivons la rivière Hornád, tandis que le soleil perce lentement la brume matinale. Nous arrivons à Košice à l'heure, un peu après six heures. Dommage, en fait – pour ma part, le voyage aurait bien pu durer un peu plus longtemps.

Tandis que la gare s'éveille doucement, je marche en direction de la vieille ville. Quelques pas seulement, et me voilà déjà au milieu de la vaste zone piétonne. Devant moi s'étendent la cathédrale, le théâtre national – et une journée entière à découvrir. Merci le train de nuit !
Regiojet : mon bilan
Le Regiojet pour Košice n'est pas un train de nuit pour les lève-tard. Et les amateurs qui apprécient le confort d'un « vrai » wagon-lit pourraient aussi être déçus. En revanche, il marque des points avec sa propreté, son service amical et ses prix abordables. Dans l'ensemble, c'est une offre solide pour tous ceux qui veulent voyager confortablement et sans stress, mais sans grand luxe.

Vérifie ici les disponibilités du train de nuit de Prague à Košice
À propos de l'auteur : Sebastian Wilken est un passionné de voyages en train (de nuit) et écrit sur ses périples ferroviaires en Europe dans sa Zugpost. Dans cet article invité, il partage son point de vue personnel.
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